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La Terre est notre métier : Les pro de la bio ont leur salon Grand Ouest

La neuvième édition de la Terre est notre métier, le salon des professionnels de la bio du Grand Ouest, aura lieu à Guichen, les 8, 9 et 10 octobre prochains. Comme chaque année, la Terre est notre métier prend place sur le même site que Ille et bio, foire historique de la bio en Ille-et-Vilaine. En 2010, en plus d'une dimension inter-régionale confirmée, La Terre est notre métier renforce sa partie technique et machinisme.

Producteurs, acteurs de la recherche et du développement, machinistes, distributeurs, transformateurs, organisations de producteurs, la 9ème édition de la Terre est notre métier, salon des professionnels de la bio du Grand Ouest, aura lieu les 8, 9 et 10 octobre prochain à Guichen. Avec près de 100 exposants et 6000 visiteurs professionnels, le salon est devenu un carrefour incontournable pour les producteurs et les professionnels de la filière.

Trois régions pour un salon

Organisés conjointement, Ille et Bio, foire historique de la bio en Ille-et-Vilaine, et La Terre est notre métier attirent, à eux deux, plus de 17 000 visiteurs et 350 exposants. Grâce à l'implication, depuis 2009, des producteurs bio de la Basse-Normandie et des Pays de la Loire, la Terre est notre métier monte en puissance. En 2010, 16 conférences sont organisées, avec notamment la présence de Marc Dufumier et de Claude et Lydia Bourguignon. Producteurs bio et non bio, techniciens, opérateurs ou élus : le programme s'adresse à tous les professionnels de la filière. L'espace technique et machinisme est aussi renforcé. Au programme : un parcours professionnel, des démonstrations de binage sur céréales et légumes, présentation de presse à huile et d'une déchiqueteuse à bois en partenariat avec la FD Cuma 35, etc.

Techniques et machines à l'honneur
Pour donner une place concrète aux techniques de l'agriculture biologique et pour améliorer la visibilité des exposants, un parcours professionnel est mis en place cette année. Le long du parcours : bineuses, semoirs, herse étrille, houe rotative et matériel spécifique au maraîchage seront exposés. Un pôle CUMA présentera presse à huile, déchiqueteuse à bois et retourneur de compost. Depuis l'entrée du salon, ce parcours permettra de cheminer jusqu'aux 5 espaces : Installation et Transmission, Transformation et distribution, Echanges et innovation, Production et développement et Biens et services.

Des démonstrations

Avec 4 bandes de 9 mètres de larges sur 60 mètres de long, l'espace démonstration sera l'occasion de découvrir le binage des céréales et des légumes. Des démonstrations de dérouleuse de paillage seront organisées. Par ailleurs, des comparaisons de différents types de paillage seront possibles grâce à l'implantation de panneaux informatifs. Fosses d'assainissement naturel Le traitement des eaux est une question essentielle sur les fermes. Pour présenter solutions aux producteurs, des reproductions de systèmes de traitement des eaux existants sur les fermes bio seront présentées.

2010, la bio dans sa diversité

L'humain, le territoire, la culture et la préservation de la diversité des projets et du vivant, le partage des savoirs entre producteurs sont au cœur des ambitions de la Terre est notre métier. L'ONU fait de 2010 une année de la Biodiversité. En 2010, La Terre est notre métier développe donc son pendant social et humain. Sous la bannière  « Ensemble, la bio dans sa diversité », La terre est notre métier confirme son ancrage dans les réalités de terrain et la richesse de la diversité des projets. Un rendez-vous à ne pas manquer.     Depuis 2002, la Terre est notre métier, premier salon 100% professionnel bio, réunit les professionnels de la bio. Depuis 2009, il s'étend aux acteurs de la bio de la Basse Normandie et des Pays de la Loire.  

En savoir plus sur La Terre est notre métier : www.salonbio.fr


Journée professionnelle BLE ANCIENS du 5 juillet 2010 : les premières photos

La journée de visite de la plate-forme blés anciens et de pays a encore réuni une centaine de personnes à Bouchemaine, dont beaucoup de producteurs bio.

La plate-forme est mise en place dans le cadre du programme d'expérimentation régional de l'agriculture biologique, financé par le Conseil régional. L'objectif est de montrer aux producteurs l'intérêt des variétés anciennes et leur utilisation. Des paysans-boulangers sont venus nombreux voir comment ils pouvaient valoriser ces variétés dans leur production de pain. Le dossier est suivi par Coralie Pireyre (GABBAnjou), avec l'appui de Florent Mercier, producteur bio et expert national sur les blés anciens. Cette action débouchera sur la rédaction d'un guide variétal, pour caractériser les 150 variétés suivies depuis 6 ans sur la plate-forme.


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Rapport d'orientation 2010

A l'heure où la bio prend un vrai envol en Pays de la Loire, avec une projection de 14 000 nouveaux hectares bio en 2010, la CAB et son réseau souhaitent renforcer le projet global de l'agriculture biologique. La bio, c'est bien plus qu'un simple marché économique. C'est un projet de mutation de l'agriculture vers plus d'autonomie, plus d'indépendance, plus d'environnement, plus de qualité de l'eau, plus de producteurs dans les campagnes et plus de relations directes avec les consommateurs et plus de valeur ajoutée pour les fermes. C'est autour de ces valeurs, de cette éthique de la bio, que la CAB souhaite construire son projet pour 2010.


Premier enjeu : accompagner le développement d'une bio pour tous  
La bio doit continuer son développement en Pays de la Loire : le réseau CAB / GAB / CIVAM Bio 53 a fortement contribué à cette dynamique régionale. Depuis plus de 30 ans, notre réseau défend l'agriculture biologique. La bio a le vent en poupe et la CAB doit continuer à piloter ce navire, non pas pour surfer sur la vague, mais bien pour peser sur les orientations agricoles de la région. La conversion à la bio reste un chantier pour 2010, avec :
- Le travail sur des outils de simulation technico-économique pour sécuriser le passage en bio. 
- L'accompagnement des producteurs en conversion par des producteurs expérimentés.
- Le volet aides producteurs où la CAB devra expliquer les nouveautés 2010 où aujourd'hui le flou règne. 
- La mise en place d'un observatoire des conversions en partenariat avec les Chambres d'agriculture pour connaître les volumes de production à venir : une nécessité pour anticiper le marché de demain.
- La participation à l'élaboration d'outils garantissant l'équilibre des filières. 
- Des journées de sensibilisation autour du concept « Les Bio pratiquent » où le savoir-faire des producteurs et le partenariat avec les opérateurs économiques démontrent la pérennité de notre démarche.    

Notre travail devra assurer l'accueil de ces nouveaux producteurs au sein du réseau, en proposant des formations techniques et des groupes d'échanges. Chaque producteur qui passe en bio doit trouver sa place au sein du réseau.  


Deuxième enjeu : impliquer les producteurs dans les filières pour un revenu équitable et une maîtrise de la production  
Tous les opérateurs économiques dans toutes les filières s'intéressent à la bio. C'est une très bonne chose. Dans ce nouveau contexte, la CAB souhaite peser de tout son poids pour s'impliquer dans les filières. Nous devons prendre notre place : nos produits intéressent toute la société. Oui, mais ils ont un prix et une valeur qu'on ne peut pas brader. En lait, en viande, en viticulture, en volailles, en maraîchage... nous devrons donc être présents en commissions départementales et régionales pour s'organiser, discuter, comprendre les enjeux. Pour que la CAB défende cette place pour les producteurs, nous devons nous mobiliser pour construire collectivement notre message. Les commissions de producteurs sont donc essentielles et la CAB va oeuvrer en 2010 à réunir un maximum de producteurs. Toutes les filières sont importantes, mais le lait sera sûrement la filière la plus travaillée cette année. Alors que la demande croît (+ 20 % en 2009), les discussions avec les laiteries sont bloquées au CIL-Ouest, certaines ayant l'envie de baisser le prix payé aux producteurs. La CAB est très investie sur ce dossier, avec les collègues du grand Ouest (Bretagne, Normandie, Poitou-Charentes) pour trouver une gestion collective des volumes. L'enjeu est très important, car il s'agit de garder la « main » sur notre production, avec un rapport de négociation équitable avec les laiteries, partenaire de la filière.    


Troisième enjeu : être présent sur le défi de l'eau et de l'environnement
 
La bio n'est pas que la réponse à un marché : elle est aussi et surtout le système de production le plus efficace face aux pollutions agricoles. C'est une évidence, la bio est une solution toute trouvée pour atteindre l'objectif de l'Etat français d'un bon état écologique de l'eau en 2015. Malheureusement, les évidences ne sont pas toujours partagées... La CAB devra encore en 2010 s'investir dans les commissions de SAGE, bassins versants, zones de captage pour réaffirmer la nécessité d'inscrire la bio dans les actions à mener sur ces territoires en grands dangers écologiques. Beaucoup de techniques utilisées en bio sont transférables et peuvent être systématisées sur ces zones. La bio joue là un double rôle : des techniques de prévention de l'eau et une valorisation économique pour les producteurs. Les collectivités locales doivent donc être exigeantes dans ce domaine pour porter la bio, avec des vrais leviers à leur disposition (notamment grâce à la restauration collective). Enfin, 2010 est l'année internationale de la biodiversité. Le réseau bio n'a pas attendu l'ONU pour y travailler. Le travail sur les semences paysannes reste un bon exemple de maintien d'une biodiversité active et concrète sur nos fermes.    


Quatrième enjeu : soutenir un réseau fort et représentatif à tous les échelons
 
Des groupements départementaux à la Fédération nationale des producteurs bio, tout le réseau a sa raison d'être. La FNAB, c'est nous tous. Son rôle de tête de réseau devra se consolider en 2010, avec une implication des producteurs dans les commissions nationales et au sein du Conseil d'administration. On sous-estime encore trop le travail porté par le CA de la FNAB et son Président Dominique Marion pour que chaque producteur bio soit défendu. Continuons à parler autour de nous de la FNAB et de ses actions. La CAB garde également son rôle au sein d'INTERBIO, autour de sujets importants comme la restauration collective, la communication et le dialogue inter-collèges. Ce dialogue s'est aussi instauré avec d'autres partenaires, comme la FRCIVAM, l'ARDEAR pour montrer la complémentarité de nos engagements. Tout ce travail doit être communiqué, présenté aux adhérents. La force du réseau CAB / GAB / CIVAM Bio 53 est sa représentativité, avec plus de 50 % d'adhérents volontaires. Continuons à rassembler un maximum de producteurs, c'est notre force et notre ciment pour construire la bio que l'on veut pour demain. Enfin, l'appui des collectivités locales (Conseils généraux et Conseil régional) et de l'Etat est essentiel pour que la bio décolle, tout en gardant ses exigences.  


La réponse à tous ces enjeux ne peut fonctionner que grâce à une mobilisation des producteurs : vous avez passé 160 jours en 2009 à la CAB pour défendre les actions En 2010, il faudra encore se mobiliser et de plus en plus de producteurs devront s'investir ; car les chantiers sont nombreux.  
 


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Dernière mise à jour le 16/08/2010

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